Heimatgeschichte · Segou ·

Ségou (ville): Histoire

Ségou (ville): Histoire

Les premiers habitants sont des Bozos, une population pratiquant la pêche. Des Malinkés puis des Bambara s'installent ensuite dans la région au XVIe siècle.
C'est à Ségoukoro, sur la rive du Niger, à 11 km à l'ouest du centre-ville actuel de Ségou, que Biton Coulibaly fonde au XVIIIe siècle le royaume Bambara de Ségou. Ségoukoro abrite les tombeaux de la dynastie fondée par Biton Mamary Coulibaly, dont sa propre tombe, ainsi que la mosquée de Ba Sounou Sacko, dédiée à sa mère.

La chronologie suivante reprend celle de Louis Tauxier, avec des rectifications apportées par Gérard Dumestre.

Danfassari.
Souma : 1697-1712.
Mamari (Biton) Kouloubali : 1712-1755. Biton transforme la petite chefferie de Ségou-Koro en l'une des principales entités politiques du Moyen-Niger. Avec son armée de Tondjons, il conquiert le Kaarta, Djenné, le Sibiridougou — Barouéli, Niamina et leurs environs —, le Bendougou — région de San —, le Séladougou — région traversée par le Bani —, le Karadougou — région de Sarro et ses environs —, le Bélédougou et Tombouctou.
Dekoro : 1755-1757. Il est assassiné par les Tondjons menés par Ton-Massa Dembelé.
Ali : 1757. Musulman, il est déposé par les Tondjons.

Ton-Mansa Dembelé : 1757-1760.
Kaniouba Niouma Barry : 1760-1763.
Kafa Dyougou : 1763-1766. Il règne à partir de Gassin.

Ngolo Diarra : 1766-1787. Né vers 1718 à Niola, dans la région de Koulikoro, Ngolo Diarra est donné pour compléter le tribut de Niola à Ségou. Esclave, puis affranchi de Biton, il gravit les échelons et devient un important chef tonjon à la fin du règne de ce dernier. Il s'impose ensuite comme roi et impose sa dynastie aux chefs tondjons, mettant fin à l'interrègne ayant suivi la chute des Kouloubali. Ngolo transfère la capitale à Sikoro.
Mansong Diarra : 1788-1808. Fils de Ngolo, il s'impose face à son frère et rival Nianankoro et fait la guerre au Kaarta, qui soutient ce dernier. Mansong confirme l'autorité de Ségou sur le Macina et Tombouctou. L'explorateur écossais Mungo Park atteint Ségou le 20 juillet 1796 et visite la cité sous son règne. Plusieurs de ses fils lui succèdent jusqu'à la chute de la dynastie.
Da Diarra : 1808-1827. Fils de Mansong, il voit le Macina prendre son indépendance durant son règne, même s'il impose sa suzeraineté sur Samaniana et le Monimpé. Le souvenir de Da-Mansong Diarra et de son règne occupe une place importante dans la geste de Ségou.
Tiéfolo Diarra : 1827-1839.
Nianemba Diarra : 1839-1841.
Kirango-Ba Diarra : 1841-1849.
Nalouma Kouma Diarra : 1849-1851.
Massala Demba Diarra : 1851-1854.
Torokoro Mari Diarra : 1854-1859. Musulman et favorable aux avancées d'El Hadj Omar, il est déposé et exécuté par son frère Kégué-Mari et par le chef tondjon Niansong.
Ali Diarra : 1859-1861. Défait à Niamina et à Oitala par El Hadj Omar, Ali s'enfuit au Macina devant l'imminence de la prise de Ségou. Il est exécuté par El Hadj Omar durant la révolte du Macina de 1863-1864. …

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Quelle: Text: Wikipedia – „Ségou (ville)“, Autorinnen und Autoren (Versionsgeschichte), CC BY-SA 4.0 · Foto: Earth Science and Remote Sensing Unit, Lyndon B. Johnson Space Center, Public domain – Wikimedia Commons