Buéa: Histoire
À partir du XVIIe siècle, les pentes fertiles du Mont Cameroun sont cultivées par les agriculteurs bakweri. Buea était le nom d'un village bakweri au même endroit que l'actuelle ville[réf. nécessaire].
L'administration coloniale allemande comprend l'importance stratégique du lieu et par conséquent lance une campagne militaire en 1891 afin d'occuper le village. Cette première attaque est un échec et ce n'est qu'en 1894 que le pouvoir colonial s'établit au pied du mont Cameroun. La ville devient la résidence du gouverneur allemand dès 1901 jusqu'au début de la Première Guerre mondiale en 1914. Dans ce point il existe un malentendu très populaire au Cameroun qui rapporte le changement de la capitale coloniale de Buéa vers Yaoundé pour l'année 1909. En réalité, après les dégâts de la grande éruption volcanique du mont Cameroun le 26 avril 1909, l'administration coloniale se retire vers Douala. L'erreur vient du très populaire livre Histoire du Cameroun d'Engelbert Mveng de 1963 et est reproduite ensuite dans le curriculum des établissements scolaires du pays.
Après la Première Guerre mondiale, la Société des Nations (SDN), prédécesseur de l'Organisation des Nations unies (ONU), confie au Royaume-Uni une partie de l'ancien Cameroun allemand, à la frontière du Nigeria. Buéa devient la capitale du Cameroun britannique. La ville conserve ce statut jusqu’à ce qu’une partie du territoire, le Cameroun méridional, soit intégrée au Cameroun indépendant (anciennement le Cameroun français), le 1er octobre 1961.
C’est à Buea, le 1er octobre 2011, que fut célébré le 50e anniversaire de la Réunification.
Fin 2017, un conflit armé éclate dans les régions anglophones du Nord-Ouest et du Sud-Ouest, opposant les forces gouvernementales à des groupes séparatistes et faisant de Buéa une ville stratégique pour les deux camps. Les séparatistes proclament la république fédérale d'Ambazonie et désignent Buéa comme sa capitale. Ils y lancent de multiples attaques et se livrent à des affrontements meurtriers avec les forces de sécurité, notamment en 2018.