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Kong (Côte d'Ivoire): Histoire

Kong (Côte d'Ivoire): Histoire

=== Émergence de Kong ===
Kong émergea en tant que place commerciale lorsque les marchands du Mandingue commencèrent à faire du commerce sur le territoire. La zone entre Kong et Dabakala serait la zone originelle où les commerçants Dioulas firent installer leur fief à partir du XIIe siècle.
L'explorateur français Louis-Gustave Binger écrit concernant la fondation de Kong : « [...] Kong aurait été fondée à la même époque que Djenné (1043-44). Ce n'est pas impossible, mais j'en doute fort, car dans aucune histoire arabe, il n'est fait mention de l'existence de cette ville, et les premiers voyageurs qui révèlent l'existence de montagnes à Kong et d'un pays portant ce nom sont : Mungo-Park et Bowdich. Barth, lui, parle de l'existence d'une ville de Kong ».
Les marchands dioula transformèrent Kong en un marché transfrontalier où l’on échangeait des marchandises du désert du nord, comme le sel et le textile, contre celles des forêts du sud (noix de cola, or, esclaves). Tandis que la prospérité de Kong croissait, ses premiers maîtres, du clan Traoré (Tarawéré), firent la synthèse des traditions dioula et étendirent leur autorité sur les régions avoisinantes.
En 1710, Sékou Oumar Ouattara (1665c-1745), un guerrier dioula, envahit la région et conquit la ville de Kong grâce à l'avantage procuré par sa cavalerie. Sous son autorité, la ville passa du statut de petite ville-Etat à celui de capitale du puissant empire de Kong, qui dominait une grande partie de la région.

Louis-Gustave Binger y entre le 20 février 1888 et y est accueilli très cordialement. Il y rencontre le roi Karamokho-Oulé Ouattara et le chef de la ville, Diarawary Ouattara, ennemis de Samory.
Il décrit ainsi la cité : « La ville n'est pas bâtie régulièrement. Les ruelles sont tortueuses et étroites. Sur quelques petites places il y a un ficus, un dattier ou un bombax couronné de nids de cigognes ; çà et là, on trouve aussi des terrains vagues desquels on a extrait de la terre à bâtir... ». La ville possède alors cinq mosquées ayant chacune deux minarets et Binger estime la population à 15 000 habitants. Les musulmans qu'il rencontre sont très tolérants et le commerce très actifs. Il décrit aussi les mœurs, l'habillement des filles et des femmes, les divertissements, les usages, l'organisation policière, les coiffures, etc., la religion et l'instruction.
Il quitte la ville le lundi 12 mars 1888 avec une lettre de recommandation de Karamokho-Oulé.
Binger, lors de son voyage retour y revient le samedi 5 janvier 1889. Il y rencontre alors Marcel Treich-Laplène : « L'émotion que je ressentis est difficile à décrire. Je tombai dans les bras de ce brave compatriote, qui, à peine remis d'un long séjour à la Côte de l'Or, s'était spontanément offert pour aller me ravitailler. Il m'apportait, en plus d'une lettre de ma mère, des nouvelles de quelques bons amis, qui me firent oublier toutes mes fatigues et privations ».
Binger quitte Kong le 21 janvier 1889. …

von Fremdinhalte · Regionauts

Quelle: Text: Wikipedia – „Kong (Côte d'Ivoire)“, Autorinnen und Autoren (Versionsgeschichte), CC BY-SA 4.0 · Foto: Earth Science and Remote Sensing Unit, Lyndon B. Johnson Space Center, Public domain – Wikimedia Commons