Heimatgeschichte · Menaka ·

Ménaka: Histoire

Au XIXe siècle, la localité de Ménaka a été la « capitale » des Touaregs Iwilimiden. Le 29 juin 1990, le MPA (Mouvement populaire de l'Azawad) dirigé par Iyad Ag Ghali attaque la prison de Ménaka, l'opération se solde par la libération de rebelles maliens, la prise d'une importante quantité d’armes et de munitions et deux morts dans les rangs de l'armée malienne. Cette alerte pousse le régime du Président Moussa Traoré à la négociation.
La commune de Ménaka est mise en place en 1999, suite à la loi portant sur la création des communes maliennes en 1996.
Lors de l'insurrection de 2012, la ville est la première à tomber sous le contrôle d'un groupe rebelle touareg, le Mouvement national pour la libération de l'Azawad (MNLA), le 17 janvier 2012. Le MNLA est rapidement supplanté par des mouvements islamistes comme Ansar Dine, et surtout le MUJAO qui prennent le contrôle de la ville et y instaurent la charia. À la suite de l'engagement militaire de la France en janvier 2013 dans le cadre de l'opération Serval, l'armée française, appuyée par celle du Mali, reprend progressivement la boucle du Niger et notamment Gao le 26 et 27 janvier. De manière coordonnée, le même jour un contingent de soldats tchadiens et nigériens, venus du Niger, reprend Ménaka ainsi qu'Andéramboukane aux islamistes. Durant les mois qui suivent, les troupes nigériennes sont chargées par la MINUSMA, avec des éléments français, de sécuriser la ville.
Au cours du mois de décembre 2023, la ville connaît un important afflux de déplacés (plus de 2 500 personnes) fuyant « d'abord les violences de l'État islamique, mais aussi les bombardements de l'armée malienne ». L'émir du JNIM (qui a succédé à Ansar Dine), Iyad Ag Ghali, évoque « une période […] sanglante où les gens se trouvent entre l'enclume des extrémistes et le marteau de l'armée de l'apostasie et des mercenaires de Wagner ».

von Fremdinhalte · Regionauts

Quelle: Text: Wikipedia – „Ménaka“, Autorinnen und Autoren (Versionsgeschichte), CC BY-SA 4.0