Province du Brabant wallon: Histoire
=== Scission de la province de Brabant ===
C'est la plus jeune (avec le Brabant flamand) et aussi la plus petite province belge. La province du Brabant wallon est née de la scission de l'ancienne province de Brabant entre le Brabant flamand, le Brabant wallon et la région Bruxelles-Capitale. C'est maintenant la Région wallonne qui organise les pouvoirs locaux que sont les provinces.
La mise en œuvre de la scission a été opérée par un accord de coopération signé le 30 mai 1993 entre l'État fédéral, les trois Régions et les Communautés française et flamande.
La naissance officielle de la province du Brabant wallon a été célébrée le 1er janvier 1995.
Lors des négociations précédant la création du Brabant wallon, plusieurs communes se sont portées candidates pour devenir le chef-lieu provincial. Nivelles (déjà chef-lieu des arrondissements administratif et judiciaire), Wavre (en plein développement, et dans une position géographique plus centrale) et Ottignies-Louvain-la-Neuve (ville universitaire, à l'instar de Louvain futur chef-lieu du Brabant flamand)) sont les candidates les plus sérieuses. Parmi les autres candidatures, Braine-l'Alleud (commune la plus peuplée), Chastre (siège de l'intercommunale sociale) ou encore Rixensart (qui argumente qu'aux États-Unis, les capitales des États sont des petites villes) sont rapidement écartées.
En septembre 1993, un compromis est avancé : Ottignies-Louvain-la-Neuve deviendra la capitale, et accueillera le législatif (le Conseil provincial et les commissions, tandis que Wavre accueillera l'exécutif (le Gouverneur, la Députation permanente et l'administration) et que Nivelles conservera le judiciaire (et accueillera la cour d'assise, habituellement placée dans le chef-lieu provincial).
Toutefois, la candidature du socialiste ottintois Valmy Féaux au poste de gouverneur vient changer la donne. Le libéral Louis Michel et le socialiste André Flahaut – surnommés les « belles-mères » du Brabant wallon – écartent le social-chrétien Gérard Deprez (ottintois lui aussi) des négociations. Faute d'accord avant les élections de 1994, la loi fédérale indique que le choix de la capitale se fera lors de la première réunion du Conseil provincial.
Le réveillon du 31 décembre 1994, une réception eut lieu au château de La Hulpe avec feu d'artifice. La carte de vœux avait été dessinée par Geluck. Elle représentait trois chats-mages égarés dans la jeune province cherchant désespérément où pouvait se trouver le Brabant wallon.
Le 2 janvier 1995, le premier Conseil provincial du Brabant wallon se réunit au Novotel de Nivelles. La ville de Wavre, alors dirigée par le libéral Charles Aubecq, est choisie pour devenir le chef-lieu, et accueillera donc le gouverneur, le Conseil provincial, la Députation permanente et l'administration. Des compensations sont cependant prévues pour plusieurs autres communes. Nivelles conserve l'arrondissement judiciaire (et la cour d'assise), et obtient un rôle économique (avec l’IBW et Nivelinvest). Ottignies-Louvain-la-Neuve, dirigée par le libéral Jacques Otlet à partir de 1994, devient la capitale culturelle de la province (un subside lui sera octroyé jusqu'en 2021, et ce bien que le centre culturel du Brabant wallon s'installera finalement dans la commune voisine de Court-Saint-Étienne). Enfin, l'intercommunale sociale du Brabant wallon restera à Chastre. Valmy Féaux devient le premier gouverneur de la province.