Heimatgeschichte · Nguelemendouka ·

Nguelemendouka: Histoire de la colonisation allemande

: Nguélémendouka et la colonisation allemande, 2005
Nkal Mentsouga et le peuple omvang subirent pendant dix ans environ la colonisation germanique, entre le 7 décembre 1906 et l'année 1918. La conquête fut l’œuvre du major Dominik qui les trouve redoutables : ils se servent de l'arc, de la lance et utilisent avec beaucoup d'habileté de fosses où ils fixent des flèches dans les hautes herbes ou dans la brousse de telle façon que toute personne non initiée marche dessus et se blesse grièvement. Au premier signe de danger, les gens quittaient leur village et s'en allaient dans leurs cachettes, au milieu des marécages où se trouvent quelques arbres immenses et des îlots de collines.
Le pays Omvang fut attaqué sur deux fronts. Une première colonne venue du nord-ouest, forte d'une cinquantaine de soldats et de 1 000 auxiliaires commandée par le major Dominik. La deuxième colonne venait du sud ; elle était commandée par le capitaine Schlosser parti d'Atok le 1er décembre 1906 avec une cinquantaine d'hommes, plus 250 auxiliaires ; elle arriva à Nguélémendouka le 30 décembre. Les allemands remportent la victoire et Nguélémendouka devient le point d'appui à la suite de la conquête et le camp de rassemblement des blessés. Deux patrouilles suivent la trace du chef des Omvang enfui qui s'était réfugié dans le village natal de sa mère à Badisham. Mais il est trahi et dénoncé aux allemands par des chefs Maka. Le 22 décembre, toute la région est sous contrôle. Nkal Mentsouga est encerclé le 6 janvier 1907 par environ 2000 guerriers commandés par Dominik. Le lendemain, il se rend avec 200 guerriers qui lui étaient restés fidèles. Dominik lui imposa la construction de la route de Doumé où était installé le poste militaire (édifié par le lieutenant Kirch en 1906), de fournir 100 travailleurs de force par an, et de couvrir les frais de la campagne du pays Omvang qui s'élevait à 10 grandes défenses d'ivoire.
Le pays Omvang qui jouxte la région de Doumé, avec ses riches réserves en caoutchouc, allait constituer le principal foyer de main d’œuvre et même le grenier de la station. Mais le pays Omvang ne fut jamais totalement soumis et resta administré par des militaires jusqu'en 1916.
Sur le plan sanitaire, un centre accueillant des blessés est installé à Nguélémendouka sous la direction d'un médecin, le professeur Haberer.
Les Allemands n'ont pas créé de plantations dans la région : ils faisaient saigner le latex par les populations moyennant une petite récompense aux chefs ; les populations étaient encouragées également à fabriquer de l'huile de palme et à casser les palmistes. Toute cette production était acheminée à Deng-Deng, près de Bertoua où s'étaient installées la plupart des firmes allemandes. L'exploitation n'a été possible que grâce à la politique de cantonnement qu'ils mirent sur pied, et les nombreuses exactions dont fut victime la population provoqua l'insurrection de 1910 contre l'administration allemande.
L'insurrection se manifesta par une désobéissance généralisée de la part des populations vis-à-vis de l'autorité coloniale ainsi que par l'assassinat de commerçants blancs et de soldats. L'administration allemande réagit par des mesures draconiennes, organisa des expéditions punitives comme en témoignent les dizaines de squelettes découverts par des paysans sur les bords du Nyong à Konaké. Le vieux Nkal Mentsouga fut arrêté et pendu publiquement en 1912 devant la station de Doumé avec Okang, Ngoen, Bobele, Bonanga, Aulemaku et bien d'autres. …

von Fremdinhalte · Regionauts

Quelle: Text: Wikipedia – „Nguelemendouka“, Autorinnen und Autoren (Versionsgeschichte), CC BY-SA 4.0