Heimatgeschichte · Saint-Barthélemy ·

Saint-Barthélemy (Antilles françaises): Histoire

Les premiers peuples de l'île sont des autochtones issus des différentes vagues jusqu'aux Kalinagos (ou Caraïbes/Galibis). Le nom kalina de l'île était Ouanalao ou Arawak. Christophe Colomb aborde l'île lors de son deuxième voyage (1493). Il la renomme San Bartolomeo en l'honneur de son frère Bartolomeo et la revendique au nom des souverains de Castille et d'Aragon.
En 1648 a lieu la première occupation par les Français, sur décision du commandeur Longvilliers de Poincy. De 1651 à 1656, L'île est gouvernée par les Hospitaliers de l'ordre de Saint-Jean de Jérusalem. Elle est ensuite abandonnée jusqu'en 1659, date à laquelle elle redevient colonie française.
Du fait d'un sol pauvre et montagneux et d'un climat très sec, elle n'offre presque aucun potentiel économique pour les plantations. Elle ne connaitra que très peu de plantations qui feront la prospérité des plus grandes iles. Mais elle demeure cependant un enjeu stratégique dans le nord des Petites Antilles notamment par son port naturellement protégé du Carénage. Elle est également située sur la route la plus courte depuis l'Europe et elle servira rapidement de première escale, et de port d'éclatement, comme ses voisines Saint Christophe et Anguilla pour les navires en provenance d'Europe ou au départ vers l'Europe. Les habitants y développent surtout la pêche, l'élevage de chèvres, la récolte de sel, la culture du coton et de l'indigo.

En 1784, l'île est cédée par Louis XVI au roi Gustave III de Suède contre un droit d'entrepôt à Göteborg. Les Suédois font de Saint-Barthélemy un port franc en 1785. En hommage au roi de Suède, le principal bourg de l'île (Le Carénage) est renommé Gustavia vers 1787. Une ordonnance de « Police générale » suédoise légalise l'esclavage à Saint-Barthélemy à partir de 1787 en lieu et place du Code noir français ; l'esclavage y est définitivement aboli le 9 octobre 1847.
Saint-Barthélemy ayant été ravagée par un cyclone puis par l’incendie de sa capitale en 1852, elle n’a plus de ressources et ne présente plus d’intérêt commercial. Le roi de Suède et de Norvège Oscar II, après avoir proposé l'île aux États-Unis et à l'Italie, se tourne alors vers la France. La rétrocession est négociée en 1877 ; par un référendum local, la population, qui était restée francophone et catholique, se montre quasi unanime en faveur du rattachement (350 pour sur 351 votants). Moyennant le versement de 320 000 francs, Saint-Barthélemy retourne à la France et est rattachée à la Guadeloupe le 16 mars 1878.
À l'initiative des membres de l'Association Saint-Barth des Amis de la Suède (ASBAS) et de son Président d'honneur Marius Stakelborough (1923-2020), Saint-Barthélemy est jumelée avec la ville suédoise de Piteå, faisant le lien de l'île et de son passé avec la Suède.
En 1946, l'aventurier franco-néerlandais Rémy de Haenen (1916-2008) pose pour la première fois un avion sur l'île, dans un terrain de savane où sera construit l'aéroport Saint-Jean-Gustave III, rebaptisé Rémy-de-Haenen en 2015. En 1953, comprenant le potentiel de l'île, il acquiert un terrain dans la baie de Saint-Jean pour quelques centaines de dollars. …

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Quelle: Text: Wikipedia – „Saint-Barthélemy (Antilles françaises)“, Autorinnen und Autoren (Versionsgeschichte), CC BY-SA 4.0