Kati (ville): Histoire
Il existe plusieurs versions de l’histoire de la ville de Kati qui ont cependant plusieurs points communs. Le nom Kati est issu de la contraction du mot bambara « katigueleni » pour caractériser la témérité de Koné Bourama fondateur de la ville vers la fin du XVIe siècle. Originaire de Doubako dans la région de Sankaarani (actuelle république de Guinée), Koné Bourama était un chef guerrier. À la faveur d’une guerre fratricide, il décida de s’exiler. Son odyssée l’amène d’abord dans la ville actuelle de Kati où il conclut un pacte d’alliance a vie avec les Konaté de Bamako qui habitaient a l’époque un hameau. C’est sur les conseils de ces derniers qu’il demanda à Diamoussadian Niaré, chef des Niaré de Bamako l’autorisation d’aller s’installer à Kati, lieu propice à la chasse et à l’agriculture. Malheureusement, le lieu était hanté. Les Nairé finissent par appeler Kene Bourama « katiguelen » c'est-à-dire l’intransigeant, le rebelle[réf. nécessaire].
C’est à Kati qu’en 1886 que la France implanta le 2e régiment des tirailleurs sénégalais. C’est également à Kati que Hacquart fonda la mission catholique en 1897. Les rails furent implantés en 1904[réf. nécessaire].
Le 18 novembre 1955 peu avant l'indépendance, au temps du Soudan français et par la loi française no 55-1489, Kati devient une commune de moyen exercice, dirigée par un maire, fonctionnaire nommé par le chef de territoire, assisté d’un conseil municipal.
La loi du 2 mars 1966 donne un statut commun à toutes les communes créées avant l’indépendance du Mali en 1960. Un conseil municipal élu désigne en son sein le maire et un ou plusieurs adjoints.
Du 27 au 30 décembre 2004, la Coordination des associations, organisations et mouvements de la jeunesse de Kati a organisé une rencontre de jeunes du Mali, du Burkina Faso, de Guinée, de Côte d'Ivoire, du Sénégal et du Togo qui eut pour objet la convention dite de Bobo Dioulasso, ville burkinabè où avait eu lieu la rencontre précédente en décembre 2003. Les jeunes s’étaient engagés à apporter leur contribution aux règlements des problèmes auxquels font face leurs pays : santé des jeunes et adolescents, sida, avancée du désert, conflits armés, analphabétisme, etc. La rencontre de Kati portait cette année sur l'implication des jeunes dans le renforcement de l'intégration africaine et le rôle de la jeunesse dans la lutte contre la désertification.
En août 2020, Kati est le lieu de départ d'une mutinerie, ayant pris en otage Ibrahim Boubacar Keïta, le président du Mali et Boubou Cissé, le premier ministre du Mali.