Brazzaville: Histoire
La ville a été fondée le 3 octobre 1880, à l'emplacement des anciens bourgs précoloniaux globalement désignés par le nom de Nkuna et dont les principaux étaient Mpila et Mfa (ou Mfoa). Les raisons de l'implantation française sur ce site sont multiples : profiter du point de rupture de charge pour drainer le commerce indigène préexistant, créer un contre pouvoir français face à l'implantation belge de Léopoldville sur la rive opposée du Stanley-Pool et établir une tête de pont le à l'amont du fleuve Congo pour explorer et exploiter l'intérieur des terres.
Le petit village de Mfoa prenant de l'importance avec l'implantation d'une mission par les spiritains, il est érigé, en 1911 par l'administration coloniale, en commune de Brazzaville. Elle tire son nom de l'explorateur italo-français Pierre Savorgnan de Brazza. Une première mairie est bâtie en 1912 qui sera remplacée en 1962-1963 par l'hôtel de ville actuel. Son premier plan d'urbanisme cohérent date de 1929 sous le gouverneur général Antonetti.
À Brazzaville, alors capitale de l'Afrique-Équatoriale française, le 27 octobre 1940, le général de Gaulle lança le manifeste annonçant la création du Conseil de défense de l'Empire et fit de Brazzaville la capitale de la France libre durant trois ans. Elle accueillit, en 1944, la conférence de Brazzaville à l'ouverture de laquelle le discours de Brazzaville fut prononcé dans le but de redéfinir, après la Seconde Guerre mondiale, les relations entre la France et les colonies africaines. Pour la première fois, la question de leur émancipation fut évoquée. Deux autres discours, préludes à l'indépendance de l'Afrique noire, furent prononcés par le général de Gaulle à Brazzaville en 1944 et 1958.
En 1980, la commune de Brazzaville est séparée du département du Pool et obtient un statut similaire à celui des régions. Au sortir de la guerre civile de 1997, Brazzaville qui connaissait déjà une situation chaotique tant en ce qui concerne les administrations, les logements et la vie des populations, veut d'abord connaître la paix. Ainsi, par les efforts consentis par les autorités publiques et la paix rétablie, la reconstruction est lancée au début des années 2000. La nécessité de bien gérer la capitale a poussé les autorités à la création en 2011 de deux nouveaux arrondissements : Madibou et Djiri.