Heimatgeschichte · Diégonéfla ·

Diégonéfla: Histoire

Le village de Diégonéfla, dont le nom originel en langue Gban est Guiézala, signifie « ce village prendra des proportions plus grandes que les vôtres ». Ce nom traduit le regard des villages voisins qui sous-estimaient autrefois cette localité, jugée trop petite. Cependant, aujourd’hui, on l’appelle Diégonéfla, un nom provenant de la langue Gouro, qui signifie « le village du tuteur de garçon ». Ce surnom reflète l’histoire singulière du village et la cruauté du capitaine Fouchard, administrateur colonial et fondateur du village, surnommé par les Gouro « piment qui brûle » pour sa sévérité envers ses sujets. À l’époque, les Gouro servaient de traducteurs auprès des colons, ce qui a contribué à cette appellation.
Le village a été créé en 1908 par une initiative du capitaine Fouchard. Il rassembla quinze personnes issues de trois villages situés sur l’axe Gagnoa. Six membres provenaient de Tiegba, six autres de Bronda et trois de Goueda. Tous étaient Gban et vivaient de la chasse, de la cueillette et d’autres activités traditionnelles. L’objectif du capitaine Fouchard était de former une communauté organisée sur le site qu’il avait choisi, bien qu’il n’y ait pas trouvé d’habitants préexistants avec qui passer des accords. Diégonéfla a été officiellement érigé en village en 1910 par l’administration coloniale, même si la date exacte de l’acte de création reste inconnue.
Au fil des décennies, plusieurs chefs se sont succédé à la tête du village. Parmi eux : l’honorable Valia Kaouili Sassiwnsou, Sassibaclozoro, Kaouili Sarala Jean Pierre, Kaouili Gbakapascal, Kourdé Baclo Paul, et depuis le 6 septembre 2015, Guigba Jean Samuel Danghon.
Diégonéfla est composée de dix grandes familles issues d’un ancêtre commun : Mana Xavia, Zikegougou, Sassiwnsson, Golezouka, Viguidangbo, Kaouili Kloudé (1908), Kouamegbohkohou (vers 1915), The Gbizie (vers 1915), Kakoourigouli (1912) et Mouhan Kouakfélé.
Le village possède plusieurs campements aux alentours, notamment la scierie Jacob, le groupement Tiama (ressortissants du canton N’Da de Bocabo), et UAU (Baoulé, Broukro et Kôlègua, Gban du canton N’Da). Parmi ses sites sacrés, le village abrite Zah Goliah, situé à l’entrée du cimetière sur l’axe Diégonéfla-Gagnoa.
La terre à Diégonéfla s’acquiert de différentes manières : par don, héritage, location ou achat. Les villages voisins comprennent Gandi Bomeneda, Tiegba, Blékoua, Akroufla, Dokoya et Tonla.
Aujourd’hui, Diégonéfla, qui compte 75 167 habitants en 2024, est reconnue comme une localité importante de la boucle du cacao, mêlant histoire coloniale, traditions locales et croissance démographique.

La localité de Diégonéfla a été créée entre 1898 et 1910 par le capitaine Fauchard, à l’origine comme un campement pénitencier. Le groupe Gban, dont le nom signifie « au milieu d’eux », vivait alors aux côtés des Gouro dans la ville d’Oumé. Contraints de quitter leur lieu de résidence par les Gouro, ceux-ci leur dirent en langue locale « Ka gou », c’est-à-dire « allez-y », donnant ainsi naissance au nom Gagou. Le peuple Gban se déplaça alors vers les Bétés de Gagnoa, s’installant à Lahouda, un village de la future sous-préfecture de Diégonéfla. En 1995, Diégonéfla fut officiellement érigée en commune par le décret n°95-942 du 13 décembre 1995.

Les familles autochtones de la ville de Diégonefla sont les Mana , Zikegougou, Sassiwnsson, Golezouka, Viguidangbo, Kaouili Kloudé, Bakro, Kouamegbohkohou, Gbizie, Kakoourigouli et Mouhan Kouakfélé.

von Fremdinhalte · Regionauts

Quelle: Text: Wikipedia – „Diégonéfla“, Autorinnen und Autoren (Versionsgeschichte), CC BY-SA 4.0