Heimatgeschichte · Dschibuti ·

Djibouti (ville): Histoire

Djibouti (ville): Histoire

L'échange de notes franco-britanniques des 2 et 9 février 1888 fixe la limite territoriale entre les colonies des deux pays. Il laisse explicitement sous autorité française les côtes méridionales du golfe de Tadjoura, y compris une presqu’île composée de plateaux insubmersibles, le ras Djiboutil. C'est alors que ce point commence à être utilisé comme départ pour des caravanes vers Harar. Une petite ville y est fondée en 1888, protégée par des troupes « sénégalaises » et sous l'autorité d'un fils du notable afar Abu Bakr Burhan. Elle se développe rapidement, passant de 1 200 habitants en 1893 à 5 561 en 1906.
Le port de Djibouti devient une escale des Messageries maritimes sur la route entre la France, Madagascar et l'Indochine en novembre 1895. Le chef-lieu de la colonie y est transféré officiellement depuis Obock en mars 1896, à l'occasion de la création de la Côte française des Somalis. Djibouti devient le point de départ du Chemin de fer djibouto-éthiopien, construit par des sociétés françaises entre 1897 et 1917, et qui amène à Addis-Abeba, capitale de l'Éthiopie.
Sa situation géographique est aussi utilisée pour le commerce des armes, activité répandue dans le golfe d'Aden et en Somalie. Le gouvernement français s'engage en 1909 aux côtés du Royaume-Uni et de l'Italie contre les ventes illégales.
En 1939, la population de la ville est de 16 000 habitants, avant de descendre à 6 000 en 1942 à la suite des expulsions réalisées par l'administration qui organise un rationnement alimentaire. En 1966, la population de Djibouti est estimée à 60 000 personnes, pour croitre à 150 000 habitants après l'indépendance, en 1983.

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Quelle: Text: Wikipedia – „Djibouti (ville)“, Autorinnen und Autoren (Versionsgeschichte), CC BY-SA 4.0 · Foto: Dvermeirre, CC BY-SA 4.0 – Wikimedia Commons