Heimatgeschichte · Mohéli ·

Mohéli: Histoire

Mohéli: Histoire

On estime que le premier établissement de migrants venant de Madagascar a eu lieu au IXe siècle. Mohéli s'est trouvée soumise au sultanat d'Anjouan jusqu'en 1830. Cette année-là, des migrants de Madagascar conduits par Ramanetaka, qui plus tard changea son nom en Abderemane, prirent l'île et établirent le sultanat de Mohéli.
En 1886, la France y imposa un protectorat. Plusieurs révoltes ont lieu, en 1899 et 1902, réglées dans le sang. En 1909, à la suite d'une rocambolesque histoire d'amour, la France annexe l'île, la dernière reine, Salima Machamba, ayant abdiqué et supprimé le sultanat en 1902.
En 1975, à la suite du référendum d'autodétermination organisé par le pouvoir colonial français et de la victoire du camp de l'indépendance, les représentants élus de quatre îles Comores déclarent la création de la République des Comores, après une proclamation unilatérale solennelle devant cette assemblée, de l'indépendance par Ahmed Abdallah le chef du conseil de gouvernement, qui sera chassé du pouvoir trois semaines plus tard par Ali Soilih (1975-1978). À son retour au pouvoir, Ahmed Abdallah instaure la République fédérale islamique des Comores (RFIC) en 1978, avec l'aide de mercenaires français. Le pouvoir politique de la RFI des Comores est alors situé à Moroni Grande Comore et l'administration.
En 1991, Mohéli proclame son indépendance, Saïd Mohamed Djohar envoie les troupes.

Mais ce n'est que le 11 août 1997, lorsque Mohéli rejoint Anjouan, qui avait proclamé son indépendance une semaine plus tôt, que celle-ci obtient une indépendance de fait. Said Mohamed Souef devient Président de l'île et Soidri Ahmed Premier ministre. Après négociations, Mohéli rejoint cependant la RFI des Comores en 1998. Depuis lors, les dirigeants de Mohéli essaient de rapprocher les points de vue entre Anjouan et la Grande Comore.
En décembre 2001, un commando de 13 mercenaires est défait par l'armée nationale de développement avec un seul blessé dans ses rangs.
En 2002, Mohéli ratifie le traité de la nouvelle constitution de l'union des Comores, qui laisse une plus grande place à l'autonomie des îles. Mohamed Saïd Fazul est alors élu président de l'île. Ses partisans ont gagné la majorité des sièges dans la délégation mohélienne au parlement pour les élections législatives de 2004.
En 2010, de nouvelles émeutes ont lieu à Foumboni, le président Sambi (de 2006 à 2011) ayant retardé la tenue de l'élection ; celle-ci, organisée en 2011, amène à la tête de l'État comorien un président de l'Union mohélienne, Ikililou Dhoinine.

von Fremdinhalte · Regionauts

Quelle: Text: Wikipedia – „Mohéli“, Autorinnen und Autoren (Versionsgeschichte), CC BY-SA 4.0 · Foto: Michele Esposito, CC BY 4.0 – Wikimedia Commons