Heimatgeschichte · Anjouan ·

Anjouan: Histoire

Anjouan: Histoire

Les plus anciennes traces d'installation humaine certaine dans l'archipel des Comores remontent au Moyen Âge, et les archéologues ne s'accordent pas encore pour savoir si les premiers habitants d'Anjouan étaient malgaches ou africains — mais dans les deux cas, ces deux populations se sont rencontrées et mélangées sur ces îles. De même, l'arrivée de l'islam est encore disputée, et est datée, suivant les experts, entre le VIIe et le XIIIe siècle.

Aux environs de 1500 est fondé le sultanat de Ndzuwani, qui englobe toute l'île, et nous a laissé des archives bien plus utiles aux historiens. À partir du XVIe siècle, l'archipel des Comores se trouve en position stratégique sur les routes commerciales maritimes reliant l'Europe à l'Orient en contournant l'Afrique : les navigateurs européens de l'époque recommandent alors aux navires en route pour les Indes de faire une pause atlantique au Cap-Vert au printemps et une pause indienne aux Comores en septembre, afin de profiter au mieux des courants de mousson ; c'est l'île d'Anjouan qui est alors considérée comme la plus sûre pour les bateaux, ayant toujours une de ses trois côtes protégée du vent. Cette situation va faire de Mutsamudu le principal port de commerce de la région pour plusieurs siècles et d'Anjouan l'île la plus riche et puissante de l'archipel, entraînant une prospérité sans précédent qui permet au sultan d'étendre ses ambitions sur les autres îles, ambition cependant jamais vraiment réalisée et contrariée à l'est par les prétentions des rois malgaches.
Les XVIIe et XVIIIe siècles constituent une période particulièrement prospère pour les Comores, idéalement placées sur une route commerciale florissante entre l'Europe et ce qui devient l'empire omanais. Cependant, la rivalité entre sultans fait que les Comores ne deviennent à aucun moment un pays uni, capable de tenir tête aux menaces extérieures, ce qui rend cette prospérité précaire.
L'île, essentiellement visitée par des marins portugais, commence à être mieux connue en France à partir du XVIIIe siècle. Ainsi, en 1751, l'Encyclopédie de Diderot et d'Alembert lui consacre une courte notice : « ANJOUAN ou AMIVAN, (Géog. mod.) île d’Afrique assez petite, dans l’océan Éthiopique ; c’est une de celles de Comorre ou de la Maiotte, entre l’île de Madagascar & la côte de Zanguebar. »

Le sultanat d'Anjouan (liste des sultans d'Anjouan) perd en 1830 son pouvoir sur Mohéli (liste des sultans de Mohéli) au profit du roi malgache Ramanetaka.
Dans les années 1830-1880, la chasse à la baleine (ou plutôt aux cachalots (Physeteridae)) attire des flottes européennes, en partie également pour embaucher du personnel local.
En 1851, par l'Expédition d'Anjouan, les États-Unis imposent à Anjouan un traité de commerce privilégié. …

von Fremdinhalte · Regionauts

Quelle: Text: Wikipedia – „Anjouan“, Autorinnen und Autoren (Versionsgeschichte), CC BY-SA 4.0 · Foto: Michele Esposito, CC BY 4.0 – Wikimedia Commons