Heimatgeschichte · Bamako ·

Bamako: Histoire

Bamako: Histoire

=== De la préhistoire au XIXe siècle ===
Le site de Bamako a été occupé dès la préhistoire comme l’ont confirmé les fouilles archéologiques de Magnambougou.
À une époque qu’il est difficile de préciser,mais qui, d’après certains faits, peut être reportée au début du XIXᵉ siècle, c’est-à-dire une cinquantaine d’années après l’établissement des Banmana dans la région de Banamba-Niamina, l’ancêtre de la famille des Niaré, qui se serait appelé Sériba, quitta le pays des siens pour venir s’établir à l’endroit où se trouve aujourd’hui Bamako.
Cet aïeul était un Marka, c’est-à-dire un Soninké ; il habitait à Diara, dans le Bakhounou, à la limite du pays des Soura-Ka (Maures). Il se rendit d’abord à Ouaghadoua (Goumbou) auprès du chef des Ban-Mana-Massassi de l’endroit, et lui demanda de le faire conduire en un pays encore inoccupe, pour y fonder un village. Ce chef le fit conduire vers le Sud, à travers le Bélédougou, qui était alors complètement inhabité, jusqu’à ce que, arrivant sur les bords du Niger, près de l’endroit où se trouve aujourd’hui Bamako, l’aïeul des Niaré, trouvant le lieu à sa convenance, termina là son voyage. L’emplacement de Bamako était alors inhabité, mais non loin de là, près du village actuel de Moribadougou, c’est-à-dire à une dizaine de kilomètres de Bamako dans la direction de Koulikoro, habitait avec sa famille un nommé Bamba Sakho ou Sarhanaortho, sans doute soninké d’origine, dont les descendants ont aujourd’hui complètement disparu. L’aïeul des Niaré fit amitié avec ce Bamba Sakho et s’installa d’abord auprès de lui. Peut-être même prit-il femme dans la famille de Bamba Sakho, car il va être question de son fils, et, comme les traditions disent que Sériba était venu seul de Ouaghadou, il est nécessaire d’admettre qu’il épousa une femme au terminus de son voyage, puisqu’il eut des descendants.
C’est son fils Dia Moussa qui, au cours d’une partie de chasse, découvrit l’emplacement actuel de Bamako, alors tout couvert de grande brousse, et le fit visiter à son père. Celui-ci s’y installa avec sa famille naissante ; il prit une seconde femme parmi les Ban-Mana de la rive opposée ; son fils en fit autant. Et ainsi fut constitué le berceau des Niaré et de Bamako. Ce dernier nom, donné au nouveau village, voudrait dire, ou bien « rivière des caïmans » (Bamma-kow) ou bien « en arrière de Bamba Sakho » (Bamba-ko ou Bamma-ko).
Bamako (« marigot du crocodile » en bambara), est fondée au XVIe siècle par les Niaré, anciennement appelés Niaré, qui sont des soninkés à l'origine. Le crocodile étant le fétiche de Bamako, on lui offrait à manger chaque année une jeune fille vierge.
Simballa Niaré, un chasseur venu du Kaarta (cercle de Diangounté, région de Nioros), un village soninké, choisit le site de Bamako. Mais c'est son fils aîné, Diamoussa Niaré surnommé Diamoussan Djan (à cause de sa grande taille), qui fonde la ville dont Niaréla (quartier des Niaré) est un des plus anciens quartiers.
Les trois crocodiles qui symbolisent Bamako tirent leur origine des trois marigots qui traversaient Bamako : Lido, Diafarana et Bèlèsôkô. Ces marigots se rejoignaient à 500 mètres de l'actuel Hôtel de l'Amitié de Bamako pour ensuite se jeter dans le fleuve Niger.
À la fin du 19e siècle, Bamako est un village de 600 habitants. Le 1er février 1883, les colonisateurs français, conduits par Borgnis-Desbordes, y entrent. …

von Fremdinhalte · Regionauts

Quelle: Text: Wikipedia – „Bamako“, Autorinnen und Autoren (Versionsgeschichte), CC BY-SA 4.0