Heimatgeschichte · Saint-Pierre und Miquelon ·

Saint-Pierre-et-Miquelon – dernier vestige de la Nouvelle-France en Amérique du Nord

Au large de Terre-Neuve, les îles de Saint-Pierre-et-Miquelon sont fréquentées dès le XVIe siècle par des pêcheurs européens attirés par les riches bancs de morue ; Jacques Cartier les mentionne en 1536. Des pêcheurs basques, bretons et normands s'y installent d'abord de façon saisonnière, puis durablement.

Au XVIIIe siècle, l'archipel passe plusieurs fois de la France à la Grande-Bretagne. Par le traité de Paris de 1763, qui met fin à la présence française sur le continent nord-américain, la France conserve Saint-Pierre-et-Miquelon comme base pour ses pêcheurs. Des Acadiens chassés de leurs terres viennent s'y réfugier. Lors des guerres suivantes, les habitants sont pourtant expulsés à plusieurs reprises, et l'archipel ne revient définitivement à la France qu'en 1816.

Au XIXe siècle, la pêche à la morue fait la prospérité des îles. Pendant la Prohibition aux États-Unis, Saint-Pierre devient une plaque tournante du commerce de l'alcool. En 1941, les Forces françaises libres y débarquent et rallient l'archipel à la France libre. Après la guerre, l'archipel connaît plusieurs statuts avant de devenir une collectivité d'outre-mer. Au début des années 1990, l'arbitrage sur les zones maritimes avec le Canada et le moratoire sur la pêche à la morue bouleversent profondément son économie.

Aujourd'hui, l'archipel est marqué par son héritage maritime basque, breton et normand, et par sa situation de petite terre française en Amérique du Nord.

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Quelle: Zur Verfügung gestellt vom Betreiber · Grundlage: Wikipedia