Vanuatu – des îles mélanésiennes au condominium franco-britannique et à l’indépendance
Les îles de Vanuatu furent peuplées il y a environ 3 000 ans par des navigateurs de la culture Lapita. Au fil des siècles s’y développa une remarquable diversité : plus de cent langues, des systèmes de grades et de chefferies, des rituels comme le saut du Gol sur l’île de Pentecôte, et des échanges intenses entre les îles.
En 1606, le navigateur Pedro Fernandes de Queirós, au service de l’Espagne, atteignit l’île d’Espiritu Santo, qu’il crut être le grand continent austral. Louis-Antoine de Bougainville passa en 1768, puis James Cook, en 1774, nomma l’archipel les Nouvelles-Hébrides. Au XIXe siècle arrivèrent commerçants de santal, missionnaires et recruteurs de main-d’œuvre ; le « blackbirding » emmena de nombreux habitants travailler dans les plantations du Queensland et des Fidji, et les épidémies firent chuter la population.
Pour régler leurs rivalités, la France et la Grande-Bretagne établirent en 1906 un condominium, une administration conjointe unique au monde, avec deux systèmes juridiques, scolaires et policiers parallèles. Pendant la Seconde Guerre mondiale, les Américains installèrent d’importantes bases, notamment à Espiritu Santo. Dans les années 1970, le mouvement pour l’indépendance se renforça, et le pays devint indépendant le 30 juillet 1980 sous le nom de Vanuatu, après une brève sécession à Espiritu Santo. Le cyclone Pam, en 2015, causa de lourdes destructions.
Aujourd’hui, Vanuatu est façonné par la coutume, le kastom, par le bislama qui unit ses nombreuses langues et par un double héritage francophone et anglophone.
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