Wallis-et-Futuna – des royaumes coutumiers polynésiens à la collectivité française
Les îles Wallis (Uvea) et Futuna furent peuplées il y a environ 3 000 ans par des navigateurs de la culture Lapita, ancêtres des Polynésiens. Au XVe siècle environ, des Tongiens s’installèrent à Uvea et y laissèrent des forts dont les vestiges subsistent, tandis que Futuna garda des liens plus étroits avec Samoa. Des chefferies puis des royaumes coutumiers se formèrent : le royaume d’Uvea à Wallis, ainsi que ceux d’Alo et de Sigave à Futuna.
Les navigateurs néerlandais Schouten et Le Maire aperçurent Futuna en 1616, et l’Anglais Samuel Wallis, qui donna son nom à l’île, passa à Uvea en 1767. En 1837, des missionnaires maristes français arrivèrent. À Futuna, le père Pierre Chanel fut tué en 1841 ; il est aujourd’hui vénéré comme saint, et les îles devinrent profondément catholiques. À la demande des souverains locaux, un protectorat français fut établi à la fin du XIXe siècle.
Pendant la Seconde Guerre mondiale, Wallis accueillit une importante base américaine. En 1959, les habitants votèrent par référendum pour devenir un territoire d’outre-mer, statut instauré par la loi de 1961. Les trois rois coutumiers conservent un rôle officiel aux côtés de l’administration française, et de nombreux Wallisiens et Futuniens vivent aujourd’hui en Nouvelle-Calédonie.
Aujourd’hui, Wallis-et-Futuna est façonné par la coutume, la foi catholique et la vie communautaire des villages.
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