Heimatgeschichte · Îles Éparses de l'océan Indien ·

Îles Éparses de l'océan Indien: Histoire

=== Découverte et premières occupations ===

Les différentes îles Éparses de l'océan Indien ont vraisemblablement été toutes découvertes fortuitement par les Portugais lorsque les premiers navires marchands sur la route des Indes doublaient le cap de Bonne-Espérance. C’est le cas de l’île Europa dont l’existence était connue de la Compagnie française des Indes orientales et des Français installés à Madagascar et qui était alors utilisée comme refuge par des pirates fuyant la Marine royale française. L’île Juan de Nova était également connue des premiers navigateurs européens.
Certaines îles furent même occupées un certain temps de manière permanente, comme l'île Tromelin où furent abandonnés quatre-vingts hommes, femmes et enfants malgaches réduits en esclavage de 1761 à 1776, l’île Europa qui abritait de 1905 à 1910 deux familles réunionnaises tirant leurs revenus de l’exploitation du sisal et des écailles de tortues, l’île Juan de Nova dont le guano fut exploité de 1900 à 1968 environ ou encore les îles Glorieuses utilisées comme cocoteraie plantée vers 1912 par un Français et exploitée par des Seychellois jusqu’en 1958.
Situées autour de Madagascar et de l’archipel des Comores et non loin de La Réunion ou encore de l’île Maurice qui deviendront des colonies françaises, les îles furent peu à peu intégrées à l’empire colonial français, notamment en 1930 avec les îles Glorieuses.
À la demande de l’Organisation météorologique mondiale, la France décida en 1950 d’implanter des stations météorologiques sur ces îles placées stratégiquement sur la trajectoire des cyclones tropicaux du sud-ouest de l’océan Indien qui pouvaient toucher La Réunion, l’île Maurice, les Seychelles, Mayotte, les Comores, Madagascar et le Mozambique. Ces stations furent automatisées par la suite, à l’exception de celle de Tromelin.
La présence française dans ces îles se renforce en 1973 lorsque des détachements militaires des Forces armées de la zone sud de l'océan Indien s’installent sur l’île Europa, l’île Grande Glorieuse et l’île Juan de Nova. L’autorité sur ces îles est alors confiée à un gendarme et celle sur l’île Tromelin au chef de mission de la station météorologique. De plus, des navires de la Marine nationale et des appareils de l’Armée de l’air assurent à la fois la surveillance de la ZEE et le ravitaillement de ces garnisons et stations.

En 1960, le cadre juridique et territorial des îles Éparses de l'océan Indien se précise lorsqu’elles sont placées sous l’autorité du ministère des Outre-mer et sous l'administration du préfet de la Réunion. Cependant, elles ne font à l'époque partie d’aucune région, département ou collectivité territoriale. Ce statut évolue par la suite en deux étapes : le 3 janvier 2005, lorsque leur administration est transférée à l’administrateur supérieur des Terres australes et antarctiques françaises, et le 21 février 2007, lorsqu’elles deviennent le cinquième district de cette collectivité d’outre-mer de la France. Par conséquent, elles restent en dehors de l’Union européenne, ce qui signifie que le droit s’y appliquant n’est pas le droit communautaire mais celui des Terres australes et antarctiques françaises. …

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Quelle: Text: Wikipedia – „Îles Éparses de l'océan Indien“, Autorinnen und Autoren (Versionsgeschichte), CC BY-SA 4.0