Lubumbashi: Histoire
=== Origine du nom ===
L'actuelle ville portait le nom d'Élisabethville (Elisabethstad en néerlandais) avant de devenir Lubumbashi. En 1910, le prince héritier Albert visite la mine de l'Étoile, et sa région. C'est à cette période que l'on commence à parler d'Élisabethville. La ville conserve ce nom (abrégé familièrement en E'ville par les habitants) jusqu'au 3 octobre 1966 quand le président Mobutu, qui aspire au retour de l'authenticité culturelle africaine, lui donne le nom de Lubumbashi.
La ville de Lubumbashi tire son origine du nom de la rivière sur les rives de laquelle elle a été fondée. Ce terme provient du Swahili, l'une des quatre langues nationales du pays, et signifie "terre à poterie".
Au XIXe siècle, la ville n'existe pas comme telle, bien que le site de Lubumbashi ait été occupé avant la colonisation.
À cause de sa situation géologique, à en croire le rapport de Jules Cornet qui laisse entrevoir la grande richesse du sous-sol, l'actuelle région du Haut-Katanga reçoit des visiteurs-prospecteurs des quatre coins de l'Europe. En 1906, une société est constituée à Bruxelles pour assurer la mise en valeur des richesses du sol et du sous-sol. C'est l'Union minière du Haut Katanga (UMHK), actuelle Gecamines. L'exploitation de la mine de l'Étoile commence. Le minerai de cuivre y est présent en grande quantité.
Pour des raisons propres à l'entreprise, elle décide d'installer une fonderie près des chutes de la Lubumbashi (qui lui fournit de l'eau en très grande quantité, les chutes étant de surcroît une source d'énergie possible). L'emblématique cheminée est construite. De cette fonderie sortent des lingots de cuivre.
La nécessité d'être avec un connaisseur se fait sentir. Le général-major ingénieur Émile Wangermée connaît bien le pays et se voit directement attribuer la mission de créer la nouvelle ville. Il choisit l'endroit : près de la mine de l'Étoile et près de l'Union minière du Haut-Katanga. Il est considéré comme le fondateur de la ville.
Le personnel de la mine loge dans les environs immédiats, dans des paillotes. À une quinzaine de kilomètres de là, se développent, dans des huttes, les services administratifs, la poste, les finances, la justice. L'atmosphère qui y règne est celle du Far West.
En 1909, la ville est créée sur papier : un quadrilatère de 20 kilomètres carrés de forêts. Il faut défricher, araser des termitières, avec les moyens du bord.
Note : cette section est chronologique.
de 1907 à 1960, sous l'administration du gouvernement belge, la région abritait des camps de relégations[réf. nécessaire].
En 1910, il y avait 300 Européens et 1 000 Africains à Élisabethville.
Désormais, la ville s'organise, prend de l'ampleur.
L'UMHK a besoin de beaucoup de main-d'œuvre. Des travailleurs sont engagés en Rhodésie, en Angola et au Kasaï (Balubas). Le rail apporte une foule d'aventuriers venus de Rhodésie et d'Afrique du Sud. Australiens, Grecs, Italiens, Portugais, Asiatiques, Anglais et Sud-Africains arrivent : la population s'agrandit. Elle atteint plus de 30 000 en 1930. La population grecque est l'une des plus importantes, avec notamment des communautés juives séfarades italo-grecques ayant fui le régime de Mussolini entre les deux guerres mondiales (voir notamment Olivier Strelli et Moïse Katumbi Chapwe). …