Heimatgeschichte · Goma ·

Goma: Histoire

Goma: Histoire

En 1894, l’explorateur Gustav Adolf von Götzen suivait les traces d’un missionnaire en provenance de la côte orientale d’Afrique. Pendant qu’il se rendait au Rwanda, il découvre un petit village de pêcheurs appelés Ngoma, ce qui signifie tam-tam en swahili ; par déformation il écrivit Goma. Ngoma devint un poste belge en face de celui de Rubavu (au Rwanda) habité par les Allemands.
Au début, la cohabitation entre ces deux postes n’était pas facile. À un certain moment, les chefs coutumiers du Rwanda, en complicité avec les Allemands, attaquent les Belges de Goma. Ces derniers se réfugient à Bukavu et laissent les envahisseurs occuper la ville. Après des négociations, les Allemands se replient vers le Rwanda et les Belges reprennent leur position initiale comme poste colonial, la ville s'est ainsi développée à partir de 1910, lorsque la Belgique y a établi un centre administratif, et la venue massive des Nande pour des fins économiques. Les colonisateurs venaient d’installer le chef-lieu du district Belge à Rutshuru où vivait l’administrateur colonial. Le chef-lieu passe de Rutshuru à Goma.
En 1923, le Mwami Kahembe Ier Buunda Paul, en froid avec le Chef Kibinda Cya Nyamurara de Byahi, fit appel au guerrier Ruhararamanzi et le nomma Chef de Groupement de Byahi. Le Chef Ruhararamanzi établit son quartier général à Mugunga, nom qui dérive de son ancêtre Mugunga.
La Ville de Goma a été créée par le Mwami Kahembe Ier Buunda Paul, roi de Bukumu, dont faisait partie la ville de Goma encore sous forme de sous-chefferie de Byahi, sous l'autorité du Chef Ruhararamanzi délegué par le Mwami. L'actuelle ville de Goma occupe toute le Territoire qui constituait l'ancienne sous-chefferie de Byahi en Chefferie de Bukumu jusqu'en 1988.
À ce moment-là, Goma reste un poste de transaction lacustre avec Bukavu qui était une ville minière. Plus tard, des villes comme Rutshuru, Masisi, Kalehe et Gisenyi déverseront leurs populations dans Goma, qui sont à la recherche d'un emploi auprès des colonisateurs. C’est en cette période que vit le jour le quartier Birere (un bidonville de Goma) autour des entrepôts, bureaux et habitations des colons. Le nom Birere (littéralement « feuilles de bananier ») vient du fait qu’à l’époque, les gens y construisaient en feuilles de bananiers.
En 1988, Goma est érigée en ville, le détachant ainsi définitivement de l'autorité du Mwami de Bukumu. En 1998, la direction de la Commune de Goma, l'une de deux communes qui constituent la ville de Goma est confiée à l'ancien chef de groupement Kiroko Gakuba Fiston, qui la dirige jusqu'à son remplacement en 2005.
La ville fut la base arrière de l'opération Turquoise organisée en 1994 à la fin du génocide des Tutsi au Rwanda. La ville et ses environs abriteront dans des camps environ 650 000 réfugiés hutus, de 1994 jusqu'à la chute du Zaïre, dont certains supposés anciens génocidaires. Selon des ONG, l'Alliance des forces démocratiques pour la libération du Congo procède à des massacres dans les camps entre 1996 et 1997.
De 1998 à 2002-2003, la ville, sous contrôle du Rassemblement congolais pour la démocratie (RCD) pro-rwandais, échappe au contrôle du gouvernement congolais.
De nombreux viols, massacres et crimes de guerre y ont été perpétrés entre 1996 et 2006 par les troupes des généraux rebelles de la RCD, essentiellement sous les généraux Nkundabatware et Mutebusi. …

von Fremdinhalte · Regionauts

Quelle: Text: Wikipedia – „Goma“, Autorinnen und Autoren (Versionsgeschichte), CC BY-SA 4.0 · Foto: Michael Walsh, CC BY 3.0 – Wikimedia Commons