Mbandaka: Histoire
Sous la colonisation à l'époque de Léopold II, la ville, simple poste, est dirigée par le Belge Camille Coquilhat (1863-1891), dont elle porte le nom jusqu'en 1966, lorsque le président Mobutu décide de la débaptiser.
En 1883, Stanley s'arrête à six kilomètres au sud, à Wangata, alors qu'il remonte le fleuve en direction de Kisangani, et baptise ce hameau « Équateur » et les Belges y créent leur premier poste. En 1891, ils abandonnent Wangata au profit de Mbandaka. Depuis, le chef-lieu de l'Équateur est composé de deux communes, Wangata et Mbandaka, et ne cessent de grandir.
Circonscription urbaine dès 1895, elle obtient le statut de ville en septembre 1958. Elle devient chef-lieu de la province de la Cuvette centrale en 1963.
Le plan d'urbanisme de la ville est dicté par la position du fleuve, de ses bras et affluents. C'est à Mbandaka que le jeune Mobutu a fait une partie de sa scolarité.
La ville a été le théâtre du massacre de nombreuses personnes en particulier d'origine Hutu lors de la Première guerre du Congo, du 13 au 17 mai 1997.
Fin 2009, la région est secouée par une rébellion d'un clan, celui des Enyele, dans le territoire de Kungu. À la suite d'une dispute autour de droits de pêche sur un étang, le clan prend les armes et sa milice occupe brièvement l'aéroport de Mbandaka au printemps 2010.
La mission de la MONUSCO installée dans la ville ferme ses portes en 2015. Cette même année, l'ancienne province de l'Equateur est démembrée en 5 provinces dont la province actuelle du même nom.