Heimatgeschichte · Likasi ·

Likasi: Histoire

Likasi, située à 78 km de l'ancienne capitale du roi Msiri, est un centre du cuivre depuis des siècles, les habitants de la région, Sanga et Kaonde appelés « Mangeurs de cuivre », utilisaient des fours en argile, des soufflets en peau d'antilope pour fondre la malachite concassée, en extraire le cuivre et le façonner. Ces métallurgistes Sanga et Kaonde avaient pour slogan « Allons manger le cuivre » au début de chaque saison sèche, chaque fois qu'ils se retiraient en brousse loin des regards des femmes et des jeunes enfants pour la coulée en lingots et croisettes de cuivre dès le XIIe siècle.
En 1913 commença le projet d'installer un centre métallurgique à proximité des mines à ciel ouvert de Likasi et Shituru, mais le début de la Première Guerre mondiale bouleversa le programme d'investissements de l'UMHK en la coupant de ses fournisseurs métropolitains.
L'ordonnance du 23 mai 1917 octroya à Likasi-Panda le statut de circonscription urbaine.
En juin 1921 le concentrateur par gravité de Panda fut mis en marche.
Une fonderie électrique démarra sa production en 1924, produisant un alliage cobaltifère et en 1929, les usines de Shituru furent ouvertes avec une capacité de 30 000 tonnes de cuivre électrolytique.

La cité fut renommée Jadotville par l'administration coloniale belge en 1931, et le 21 décembre 1943 elle fut érigée au statut administratif de ville. Jadotville fut la troisième ville du Congo belge après Léopoldville (Kinshasa) et Élisabethville (Lubumbashi). Elle reprendra le nom de Likasi le 27 octobre 1971.
Durant la période coloniale, beaucoup de Kasaïens, Rhodésiens, Malawites et autres Rwandais et Burundais sont amenés au Katanga, notamment à Likasi, pour travailler dans les mines.
En 1961, durant la crise congolaise, une compagnie irlandaise de l'Opération des Nations unies au Congo fut faite prisonnière par l'armée katangaise après le siège de Jadotville.
En 1992, la politique séparatiste d'un parti politique à dominance monethnique de la province provoque un départ massif de ressortissants kasaïens avec la complicité du pouvoir central en mal de positionnement et voulant couper l'herbe sous les pieds à l'opposition politique dirigée par un ressortissant Kasaïen.
Fin 2007, plusieurs camions chargés de minerais radioactifs, provenant de Kolwezi, ont été interceptés près de Likasi. L'un d'eux a pris la direction de Shinkolobwe, puis a déversé son chargement dans la rivière Mura au motif que la route et les ponts qui menaient à Shinkolobwe étaient impraticables. En novembre 2007, l'eau potable de la ville fut contaminée car les eaux des rivières Mura et Panda étaient polluées par des minerais d'uranium radioactifs provenant des mines d'uranium.
Aujourd'hui encore, Likasi vit avant tout de l'industrie minière (cuivre, uranium, cobalt, etc.). Mais après plus de 40 ans de dictature, de mauvaise gestion et de corruption, les mineurs travaillent dans des conditions lamentables. Certaines mines sont aujourd'hui surveillées par la garde présidentielle du président honoraire Joseph Kabila, contre payement « des mineurs artisanaux » qui revendent leur cuivre clandestinement.
Le gouverneur du Katanga Moise Katumbi Chapwe s'est engagé en faveur des creuseurs artisanaux, contre les firmes multinationales. Il a néanmoins forcé les multinationales à cultiver des hectares de maïs pour nourrir la région.

von Fremdinhalte · Regionauts

Quelle: Text: Wikipedia – „Likasi“, Autorinnen und Autoren (Versionsgeschichte), CC BY-SA 4.0