Heimatgeschichte · Kolwezi ·

Kolwezi: Histoire

Kolwezi: Histoire

La ville a été créée en 1937 pour abriter le siège des mines de l'Ouest de la société belge Union minière du Haut Katanga (UMHK).
Kolwezi se développe sous forme de quartiers éparpillés, comme d'autres villes de type ségrégatif au Haut-Katanga et en Afrique Australe coloniale. Elle se compose d'un centre décisionnel et résidentiel de cadres européens, au Sud-Est le Centre coutumier, pour la population locale et de plusieurs cités planifiées (Kolwezi créée en 1937, Musonoï en 1945, UZK en 1953, Ruwe en 1956, Luilu en 1958 et Kapata en 1962) pour la population ouvrière proche des carrières et usines de l'UMHK. Presque quatre cinquièmes du territoire municipal se trouvaient alors dans les concessions territoriales de la compagnie d'exploitation des mines.
Après que le Katanga a déclaré son indépendance, rompant avec la république du Congo en 1960, des rebelles ont, à plusieurs reprises, tenté de s'émanciper de l'autorité de l'État central du Congo, rebaptisé à l'époque république du Zaïre. En 1972, l'UMHK était nationalisée et devint la Générale des carrières et des Mines (Gécamines).
En 1978, les événements tragiques de la ville minière résultaient d'une nouvelle rébellion, cette fois contre le régime du maréchal Mobutu installé à Kinshasa.

Le samedi 13 mai 1978, des rebelles katangais, soutenus par le bloc de l'Est, occupent la ville, alors principal centre minier de la province. Le Zaïre demanda l'aide des États-Unis d'Amérique, de la France, du Maroc et de la Belgique pour restaurer l'ordre. Le 2e régiment étranger de parachutistes de la Légion étrangère française fut parachuté sur la ville, tandis que des parachutistes belges étaient espérés. Cette opération, sous le commandement du colonel Erulin, sauva des centaines d'Européens terrés dans leurs habitations, sans empêcher de nombreuses victimes. Cinq légionnaires furent tués durant l'intervention ainsi que deux parachutistes belges. Elle eut surtout pour but et pour résultat la sauvegarde du régime.
Environ 700 Africains et 170 Européens trouvèrent la mort lors de la tentative de déstabilisation. Le roman Shaba deux : les carnets de Mère Marie Gertrude (1989), du romancier et philosophe congolais Valentin-Yves Mudimbe, a pour cadre historique ces opérations militaires ; au contraire des points de vue occidentaux sur cette intervention présentée comme humanitaire, l'écrivain, natif de la région (il est né à Likasi), insiste sur les violences commises à cette occasion par les Forces armées zaïroises à l'encontre des populations locales[réf. nécessaire].

von Fremdinhalte · Regionauts

Quelle: Text: Wikipedia – „Kolwezi“, Autorinnen und Autoren (Versionsgeschichte), CC BY-SA 4.0 · Foto: Martin Tuchscherer, CC BY-SA 3.0 – Wikimedia Commons